Des associations lancent une campagne mondiale contre l’enfermement des enfants au cours de la session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies.
En France, comme dans de nombreux pays dans le monde, de plus en plus d’enfants, seuls ou accompagnés de leurs parents, font l’expérience de l’enfermement en application des politiques d’immigration. Cette pratique affecte sérieusement et durablement la santé mentale et le développement des enfants. Pourtant, en 2010, ce sont 356 enfants qui ont été placés avec leur famille dans un centre de rétention français.
Pour cette raison, France terre d’asile et l’ASSFAM soutiennent et participent à la campagne initiée par la Coalition internationale contre la détention (IDC), un réseau de plus de 250 organisations non gouvernementales dans le monde, pour mettre fin à la rétention des enfants.
A cette occasion, les associations présenteront un document intitulé « Enfance volée - Garantir les droits et la liberté des enfants victimes de la rétention à des fins migratoires » lors de la session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui se tiendra le 21 mars à Genève. Ce document, réalisé à partir d’entretiens auprès de 80 enfants dans le monde, souligne les effets de l’enfermement sur le développement des enfants et présente des exemples d’alternatives qui permettent de régler les situations de manière humaine.
Par le biais de cette campagne, les organisations condamnent le développement de l’enfermement des enfants accompagnants ou isolés dans le monde en application des lois sur l’immigration et rappellent trois principes essentiels :
- Les enfants migrants sont avant tout des enfants, sans considération de leur situation administrative ;
- L’intérêt supérieur de l’enfant doit guider toute mesure prise à leur égard ;
- La liberté de l’enfant est un droit de l’homme fondamental.
Ces principes ont amené la Cour européenne des droits de l’homme à condamner la France le 19 janvier 2012 pour sa
politique de placement systématique en rétention des familles avec enfants. Malgré cette condamnation et les décisions des tribunaux administratifs qui ont fait suite, les autorités françaises n’ont pris aucune mesure pour suspendre le placement en rétention des familles avec enfants. Par conséquent, nous demandons à la France d’instaurer, sans délai, un moratoire sur l’enfermement des familles et d’ouvrir au plus vite le dialogue avec les associations pour la mise en
place d’alternatives à la rétention.
Télécharger le Communiqué (PDF - 68.6 ko)
Reportage le vendredi 23 mars 2012 sur France-Inter concernant le placement de familles avec en enfants en centres de rétention.
Écouter France Inter - Enfants en CRA Vendredi 23 Mars 2012 (MP3 - 3 Mo)
Campagne contre l’enfermement des enfants (22 mars 2012)
Des associations lancent une campagne mondiale contre l’enfermement des enfants au cours de la session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies.
En France, comme dans de nombreux pays dans le monde, de plus en plus d’enfants, seuls ou accompagnés de leurs parents, font l’expérience de l’enfermement en application des politiques d’immigration. Cette pratique affecte sérieusement et durablement la santé mentale et le développement des enfants. Pourtant, en 2010, ce sont 356 enfants qui ont été placés avec leur famille dans un centre de rétention français.
Pour cette raison, France terre d’asile et l’ASSFAM soutiennent et participent à la campagne initiée par la Coalition internationale contre la détention (IDC), un réseau de plus de 250 organisations non gouvernementales dans le monde, pour mettre fin à la rétention des enfants.
A cette occasion, les associations présenteront un document intitulé « Enfance volée - Garantir les droits et la liberté des enfants victimes de la rétention à des fins migratoires » lors de la session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui se tiendra le 21 mars à Genève. Ce document, réalisé à partir d’entretiens auprès de 80 enfants dans le monde, souligne les effets de l’enfermement sur le développement des enfants et présente des exemples d’alternatives qui permettent de régler les situations de manière humaine.
Par le biais de cette campagne, les organisations condamnent le développement de l’enfermement des enfants accompagnants ou isolés dans le monde en application des lois sur l’immigration et rappellent trois principes essentiels :
- Les enfants migrants sont avant tout des enfants, sans considération de leur situation administrative ;
- L’intérêt supérieur de l’enfant doit guider toute mesure prise à leur égard ;
- La liberté de l’enfant est un droit de l’homme fondamental.
Ces principes ont amené la Cour européenne des droits de l’homme à condamner la France le 19 janvier 2012 pour sa
politique de placement systématique en rétention des familles avec enfants. Malgré cette condamnation et les décisions des tribunaux administratifs qui ont fait suite, les autorités françaises n’ont pris aucune mesure pour suspendre le placement en rétention des familles avec enfants. Par conséquent, nous demandons à la France d’instaurer, sans délai, un moratoire sur l’enfermement des familles et d’ouvrir au plus vite le dialogue avec les associations pour la mise en
place d’alternatives à la rétention.
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Reportage le vendredi 23 mars 2012 sur France-Inter concernant le placement de familles avec en enfants en centres de rétention.
Écouter France Inter - Enfants en CRA Vendredi 23 Mars 2012 (MP3 - 3 Mo)